Catégorie: humeurs

Le premier camélia

par Blog de ygerne Email

Je dédie ce billet à tous ceux qui ce soir ont grand peine à retenir leurs larmes, ceux que la vie malmène et tourmente.
Ceux et celles qui nous en ont parlé aujourd’hui, ou il y a quelques jours ou quelques mois.

Cet après-midi, j’ai travaillé au doux soleil d’automne dans le carré aux camélias. J’y ai planté le dernier camélia japonica de mon beau-frère, Philjazz sur le net, qui depuis plus d’un an déjà s’en est allé en laissant toute sa collection de camélias, à mes bons soins.
Le sol est très dur dans le carré, très caillouteux et plein de chiendent et d’herbes folles; C’est l’ancien lit d’un torrent, je pense. Je le revalorise peu à peu depuis huit ans.
Il a par contre l’indéniable avantage d’être orienté nord est et de présenter un peu d’ombre et de fraîcheur, d’être protégé aussi des vents froids par une haie de cyprès de Leyland.
Des camélias, Philjazz en avait de toutes sortes, des sasanquas, des japonicas, des petits et des plus grands, tous en pot puisque sa maladie l’avait obligé à quitter sa maison. Je les avais sorti de terre et les avais rempotés. Or comme Dame Nature s’est penchée sur mon berceau,  ses camélias avaient tous accepté de reprendre et de vivre sur la petite terrasse qui lui tenait lieu de jardin.
Depuis septembre dernier, peu à peu, je les ai remis en terre un à un, avec douleur, avec chagrin…à mon corps défendant, de lumbago en tendinite, prétextes à surseoir.
Nous voilà avec une véritable « caméliaraie », nous en avions déjà nous même une dizaine et maintenant je n’ose les compter…si! je le ferai demain!
Nous sommes allés ce printemps au château de Gaujac où les pépinières Tobby détiennent une des plus belles collections de camélias. Tout le temps j’y ai senti la présence de mon beau-frère à mes côtés, lui qui n’a pu que rêver de s’y rendre pour s’émerveiller devant leurs splendeurs. J’en ai rapporté trois ou quatre cultivars, dont un presque pleureur: Philjazz m’a donné la passion de ces fleurs qui au départ ne me plaisaient pas plus que ça.
Je les trouvais un peu raides, un peu guindées, un rien prétentieuses.
Ce sont les sasanquas qui m’ont interpellée les premiers, par leur précocité, ils fleurissent tout l’hiver, par leur simplicité et la naïveté de leur corolle à cœur d’or. J’aime aussi ceux à fleurs de nénuphars et les imbriqués et tant d’autres encore…je vous les présenterai au fur et à mesure de leur floraison.
C’est qu’ils sont tous en boutons, ses camélias, chlorosés, chétifs pour certains.. ou de nouveau triomphants pour d’autres qui ont déjà réussi à s’adapter. Ils sont tous là, nous n’en avons perdu aucun. Souvent, on reproche aux fleurs de camélias de vite rouiller, à la pluie, au gel, au soleil aussi parfois, d’être si vite chiffonnées et défaites.
Leur beauté si éphémère m’en parait d’autant plus précieuse comme la vie, en fait!
L’éternité ne nous est accordée que dans la mémoire de ceux qui nous aiment ou surtout dans ce que nous transmettons. Mon si discret beau-frère qui avait l’humour chevillé à son corps souffrant, doit avoir un sourire en coin, penché au dessus des camélias du jardin d’Eden.
Lui qui en cette vie, du se contenter d’une empreinte si légère, restera présent à travers ses camélias bien au-delà de ma vie et de celle de tous ceux que je vais contaminer par cette passion inextinguible. Le premier camélia sasanqua de cet automne, s’appelle ‘Rainbow’, qu’il ramène en vos jours, le soleil et pour longtemps! Que son ingénue candeur nous apaise pour un moment!

Il est encore petit mais déjà plein de promesses.

Ses fleurs commencent tout juste à s’ouvrir.

Un peu ondulés, les pétales portent deux tons de rose.

Très touchante, émouvante dans sa simplicité…

la fleur a cependant une forme très pure et un port parfait.

Elle reste belle même défaite.

Si chaque fleur ne dure que peu de jours, la floraison, elle, s’étalera sur plusieurs semaines.

Et si le camélia est une fleur parfaite pour les boutonnières, c’est à celle de l’automne que nous l’accrocherons!

Encore une!

par Blog de ygerne Email

Cette fois-ci , je suis en avance, une fois n’est pas coutûme, pour vous offrir la petite douceur du début de semaine. Voici une fleur de belopérone, tout en nuances et délicatesse, comme la semaine que je vous souhaite.

Aviez-vous remarqué ces petites marbrures pourpres à l’intérieur de la fleur?
C’est parfois à travers l’objectif que l’on voit le mieux! (Il faut cliquer sur la photo pour bien les discerner.)

Derrière le viseur, J’aime bien regarder la vie aussi!


Amitiés jardinières d’

                                                                 Ygerne

Bonne semaine

par Blog de ygerne Email

Voici l’automne qui s’avance, je vous le souhaite doux et chaleureux comme les couleurs de ce coleus auquel je n’ai su résister.
Amitiés catalanes
A bientôt, à demain!

                                                         Ygerne une bouture à la main8-)

Des asters pour me faire pardonner

par Blog de ygerne Email

Chez Ygerne, il a plu
Tant et plus
A elle, les faux semis!
Elle épile petit, petit
Le chiendent, les pissenlits
Le liseron et tutti-quanti!
Sur son blog, elle reviendra,
Et sur le forum, passera,
Quand la terre, toute l’eau aura bu
Et désherber ne pourra plus!

cauchemar

par Blog de ygerne Email

Le ciel nous nargue: il fait gris depuis deux jours et sans un souffle de vent ce matin, mais pas une goutte d’eau au pied de nos plantes chéries.
Depuis quelques jours, je m’aventure dans la jungle numérique des photos du jardin que j’engrange depuis quatre ans déjà. Engranger, étant sans nul doute inapproprié, je devrais plutôt utiliser semer et au hasard ou presque sur mon disque dur.
C’est qu’au-delà de la volonté de se souvenir, il m’est venu l’envie de visualiser l’évolution des principaux végétaux du jardin. Je souhaiterais aussi bien me rendre compte des changements qui sont intervenus dans les différentes parties de notre jardin.
Avant de pouvoir créer un dossier pour chaque arbre par exemple, je suis donc allée faire un peu de ménage dans les albums photos de chaque année. Je suis d’ailleurs infiniment reconnaissante à celui ou celle qui inventa les dates de prise de vue attachées automatiquement à chaque photo numérique, un réel bonheur! Mon gestionnaire de photos s’agite en ce moment, et prend en compte tous mes changements, tous mes rangements , il va ensuite optimiser tout ça et cela me laisse du temps pour vous faire ce petit billet! Au hasard des dossiers, j’ai retrouvé ces photos prises après une longue période de sécheresse comme maintenant. Il me semble que j’ai réussi à y mettre trois fois rien de l’immense joie que l’on ressent à voir la terre craquelée se réhydrater, les végétaux jaunis se parer de nouveau de vert tendre.
C’est comme une douche bienfaisante qui laverait toute la région de ce voile de terre et de poussière jaune qui le recouvre peu à peu au cours de notre long été… En fait, je trompe mon attente, en triant ces photos! Je sais bien que de la pluie, il y en a trop dans certaines régions. D’ailleurs, chez nous, elle se fait souvent diluvienne, et d’autant dangereuse que l’eau glisse sans pénétrer sur le sol plus dur que la pierre. Pourtant, tout autour de nous, présent tous les ans et depuis aussi longtemps que chacun s’en souvient par ici, plane le même cauchemar. Et si elle ne revenait jamais? Et si de l’eau le ciel ne nous donnait plus? C’est le désert qui frappe à nos portes, c’est le sable qui ourle nos volets!

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