Catégorie: parasites et maladies
Trois moments au jardin à partager aujourd’hui.
On commence par le pire: découverte d’un capnode ou ténébrion sur l’une des terrasses. Ce parasite adulte signe l’infection d’un arbre au verger, le mien ou celui d’un de mes voisins. Las, c’est surtout chez moi qu’il y a de nombreux arbres fruitiers.
Le capnode tenebrionis est un coléoptère. L’adulte mesure de 15 à 25mm, gris et noir, il est assez décoratif mais son aspect m’a toujours rebuté…on sent, rien qu’à le voir qu’on aimerait bien s’en passer. Il dépose ses œufs dans le sol à la base du tronc de l’arbre infecté où à proximité. Sa larve mesure de 60 à 70 mm de long, elle est blanche et possède de fortes mandibules, elle creuse ses galeries dans l’arbre qui l’abrite durant l’été et le printemps suivant. http://www.inra.fr/hyppz/IMAGES/7051062.jpg Cela provoque un affaiblissement considérable du végétal voire la mort pure et simple, s’il s’agit d’un jeune arbre. De plus les imagos, c’est-à-dire les adultes se nourrissent des feuilles des arbres parasités. Cette horreur s’attaque aux rosacées fruitières, pêcher, abricotier, amandier, cerisier, cognassier, pommier, prunier…enfin pratiquement à tous mes fruitiers et même à certains de mes arbustes d’ornement! Les femelles pondent jusqu’à 300 œufs lorsque la température atteint 25° soit de mai à octobre ici! Certaines larves deviennent matures en mai et ne vivront que deux à quatre mois, mais les femelles qui apparaissent maintenant vivront jusqu’à quinze mois dont une période d’hibernation. De l’œuf à l’imago, il se passe de 10 à 12 mois! Mais ce ne sera pas si facile de s’en débarrasser quand même! Pour la bestiole que j’ai croisé sur la terrasse, son sort a été vite réglé! Le ramassage manuel est d’ailleurs traditionnel ici et se nomme capnodage. Certains arbres trop atteints doivent être détruits et me voilà bien inquiète. Je vais traquer et exterminer d’abord, en récidivant jusqu’à l’hiver et surveiller mes arbres mieux que je ne le fais. Si certains sont infectés et que je le discerne, feuilles abîmées ou branches desséchées : je vais devoir nettoyer à leur pied puis enlever la terre de surface pour détruire un maximum d’œufs tout en arrosant plus souvent. Il existe des insecticides chimiques à mettre dans les cuvettes d’irrigation mais ça ne me tente pas du tout, reste le pyrèthre et le poivre d’efficacité douteuse. Comme toujours, prévenir vaut beaucoup mieux que guérir, la chasse est ouverte! Heureusement, nous avions eu une forte Tramontane toute la soirée d’hier et je peux encore rêver qu’il soit arrivé d’un champ de pêchers proches ou dans une cagette de pêches apportés par un ami agriculteur, à qui je vais dire deux mots! Mais je n’y crois pas trop! Bon assez parlé de cette vilaine bestiole! Déjà plus agréable, la demi-heure passée à désherber ma future bananeraie. Qui a ri là-bas au fond??! Pour l’instant un dwarf cavendish, un maurelli et des semis directement en pleine terre! Mais oui, je crois encore au Père Noël ! C’est une autre histoire que j’aborderai dans mon prochain billet. Et puis pour finir sur une note quasiment d’extase, l’instant magique où j’ai constaté que mon dernier hôte végétal, un jasmin sambac maid of orléans, cadeau de l’élu de mon cœur, non seulement était toujours couvert de dizaines de petites fleurs doubles au parfum envoûtant mais que ces fleurs blanches à l’éclosion devenaient progressivement rose tendre avant de tomber. Quel amour de…plante! Et cela depuis 1699 si on en croit la légende mais la photo et l’histoire seront pour un autre jour! A demain ou à bientôt! Et merci pour tous vos passages et commentaires qui me donnent envie d’écrire encore et encore!
13.08.08 23:19:58, 
