Catégorie: orchidées

Passion

par Blog de ygerne Email



Orchidées: présentation


J’avoue et sans torture, j’adore les orchidées, toutes!
On les rencontre de l’arctique à l’équateur, au creux des plaines comme aux sommets des montagnes, pratiquement partout sauf dans les régions désertiques.
Elles m’émeuvent dans leur pureté ou me stupéfient dans leur majesté.
Elles poussent aussi dans nos serres, telle une culture de luxe qui peu à peu nous devient familière et accessible.

Certaines nous sont parvenues au retour d’explorations intrépides, au-delà des mers, ou extirpées de jungles hostiles.
Elles poussent parfois sur des arbres élevés ou des rochers escarpés, nul doute que certains spécimens rares et méconnus aient été obtenus aux prix de vies humaines.
En tous cas, les orchideistes y consacrent souvent toute leur vie et des passionnés dépensent parfois des sommes astronomiques pour acquérir l’espèce rare ou l’hybride fabuleux qui hante leurs rêves.

La famille des orchidacées comporte 800 genres et 30 000 espèces.
Au-delà de leurs aspects très variés, elles ont des points communs.
Chaque fleur possède six parties distinctes: trois sépales et trois pétales dont l’un très différents des deux autres que l’on nomme labelle.
Les étamines et le pistil sont eux aussi très particuliers et sans rentrer dans trop de détails, sont toujours placés de telle façon qu’un insecte soit indispensable à la fécondation.
Les graines sont excessivement petites et nombreuses.
Certaines orchidées sont épiphytes et poussent sur des arbres: leurs racines se nourrissent des matières de surface du tronc ou des branches de leur hôte et la pluie les abreuve.
D’autres survivent même sur des rochers, on les dit, lithophytes ou épilythes
D’autres, plus conventionnelles, s’enracinent dans le sol et sont des plantes terrestres vivaces.
Certaines même, ne possèdent pas de chlorophylle, elles poussent dans de l’humus en décomposition et sont des saprophytes.
Il en existe aussi en Australie dont la végétation est entièrement souterraine.
Leur taille est très paradoxale: pas plus grosse qu’un dé à coudre parfois, elles peuvent mesurer aussi de 4 à 6m et s’il s’agit de lianes, s’étendre sur plusieurs dizaines de m.
On peut distinguer deux sortes de végétation:
–un pied unique avec des tiges latérales qui porteront des fleurs toute leur vie.
– plusieurs pieds avec des tiges qui se renouvellent tous les ans, des pseudo-bulbes (sorte de réserves de matière nutritive) et une ou plusieurs feuilles, caduques ou persistantes.

Je suis loin de connaître toutes ces belles !
Mais je commence à avoir assez bien apprivoisé les phalaenopsis ou orchidées papillon.
Leur nom vient du grec « phalaina » phalène, qui désigne un papillon nocturne. « Opsis » se traduisant par apparence.
Il est vrai que leurs fleurons si aériens évoquent vraiment des papillons.
La première espèce en a été découverte en 1825 par le botaniste K. L. Blum (nom prédestiné qui veut dire fleur en Allemand), depuis on peut recenser cinquante espèces très diverses.
Leurs fleurons peuvent durer jusqu’à plusieurs mois et le phalaenopsis est actuellement l’orchidée la plus hybridée et la plus commercialisée.
Son prix est souvent modique et il n’est pas très difficile à cultiver, mais cela fera l’objet d’un autre billet.
Je vous laisse en compagnie de quelques uns d’entre eux.
Le dernier que je viens de croiser le « Baldan’s kaléidoscope » que je regrette déjà d’avoir offert sera à partir de demain dans ma galerie photo.
Comme promis le voilà: http://gardenbreizh.org/photos/ygerne
A demain, à bientôt!